Nouvelle visite à la Ferme du Bec Hellouin

June 21st, 2009

Nous sommes allés chez nos amis Perrine et Charles Hervé Gruyer pour y voir leurs moutons d’Ouessant (la plus petite race de moutons au monde qui a bien failli disparaitre récemment).

Nous avons découvert leurs nouvelles créations agricoles : des serres pour y faire pousser des légumes malgré la relative rigueur du climat normand, et en application des principes de permaculture : une forêt durable où tout ce qui pousse se mange sans nul besoin de pétrole et une zone de culture sur butte. Last but not the least, ils sont aussi en train de faire construire un grand batiment sublime, avec des matériaux anciens (cheminée, poutres, tuiles) pour y organiser des formations à la biodiversité. L’endroit est ouvert au public pour la vente de fruits et légumes, jus de fruit, confitures - ainsi que de plants de légumes en saison -  et aussi pour la visite pédagogique de découverte de la biodiversité, du labour avec des chevaux de trait, etc : un lieu à découvrir où l’intelligence se conjuge avec l’esthétique.

Cela va sans dire… tout est en culture biologique.

1er juin, 1ers fruits

June 5th, 2009

Quel bonheur dès le 1er juin de pouvoir déguster les premiers fruits de son jardin.

Ce sont les cerises qui nous ont donné un avant goût d’été !

Nous avons réussi à en cueillir quelques unes avant le passage des oiseaux ; c’est de notre faute, ils ont repéré que notre verger était un refuge LPO ;-)

Les autres artbres: pommiers, poiriers, pruniers,… croulent sous les fruits ; un prunier a même vu une de ses branches se casser :-(

Quant aux framboisiers, ils ont bénéficié du concours particulièrement actif des abeilles et bourdons et cela devrait être une récolte exceptionnelle cette année ; de quoi reconstituer notre stock de confiture de framboise au plus bas.

C’est un bonheur de pouvoir cueillir et faire partager les fruits des arbres qu’on a soi même plantés ; et aussi une sérieuse sécurité puisque nous savons que ces fruits n’ont subi aucun traitement contraitement aux  fruits produits en conventionnel (pour mémoire les pommiers en conventionnel totalisent entre 20 et 40 traitements).

Un bonheur qui s’appelle dans notre cas “Le Retour à la Terre” !

Mobilisons nous pour préserver les abeilles et interdire le Cruiser

April 16th, 2009

Apres de multiples mobilisations (et de nombreuses pertes de ruches et des frais d’avocat), les apiculteurs ont fini par obtenir l’interdiction du Gaucho et du Régent.
A peine cette victoire obtenue, le ministere donnait l’autorisation aux agriculteurs d’utiliser le Cruiser, autre insecticide nocif.
Alors que les Etats Unis commencent à chiffrer en millions de dollars l’impact de la disparition des ruches sur leur territoire, la France continue à favoriser le lobbye de l’Union Industrielle pour la Promotion des Pesticides.
Il est de la plus haute importance que la mobilisation soit forte pour que l’autorisation d’utiliser le Cruiser ne soit pas reconduite.
Merci à toutes et à tous de signer - et faire signer par votre entourage - la pétition anti Cruiser.

Coups de gueule du lundi de Pâques

April 13th, 2009

Nous nous sommes partis ce matin faire des achats au B…marché du coin ; nous cherchions du mastic à greffer les porte greffe que nous avons plantés il y a un mois environ ; ce type de produit est rangé à côté des desherbants, insecticides,…
Ces produits sont censés, je dis bien censés, être emballés ; c’est une véritable puanteur, j’essaie de m’abstenir d’inspirer tellement les odeurs de produits me prennent à la gorge ; inutile de se poser la question de la toxicité de ces émanations, il n’y a pas de question ; c’est certes affreux pour les clients qui passent devant le rayon … mais eux ils y restent quelques minutes par mois mais c’est surtout un véritable scandale pour le personnel de ce magasin qui bénéficie en permanence de ces effluves toxiques.
Et aussi, quand on flane devant ce rayon, une voix nous vante les précautions à prendre relative à l’utilisation et au stockage des produits “phytosanitaires” (engrais, insecticides et herbicides de synthèse) que nous ne pourrons pas nous empêcher d’acheter ; le matraquage visuel n’était pas suffisant, il nous en faut aussi aussi un auditif !

De retour avec notre mastic à greffer, je regarde les derniers mails reçus ; un agriculteur conventionnel des Pyrennées Atlantiques qui allait sans doute bénéficier de 2ha d’orge bio dans le cadre d’un remembrement, , s’est précipité - avant d’y être autorisé - pour détruire au round up la production d’orge en question. Sans doute car l’agriculteur bio Guy Darrivère avait encore des recours … en cours; comment peut on se prétendre agriculteur et ne pas respecter le travail d’un autre agriculteur. Il n’y avait nulle urgence à détruire le travail de l’autre ; quel mépris ; et puis c’est la technique de la terre brûlée ; même si l’agriculteur bio réussit finalement à garder sa parcelle elle est polluée pour plusieurs années. C’est vraiment révoltant. Sans compter que le problème que cela pose pour les éleveurs bio qui avaient besoin de cette production pour nourrir leurs animaux.

Bref de quoi vous mettre de mauvaise humeur !

La Mairie de Paris protège les oiseaux

April 1st, 2009

Nous avions déjà alerté dans ce blog sur la chute inquiétante du nombre d’oiseaux à Paris, comme cela s’est observé dans de nombreuses grandes villes. Les actions de sensibilisation militante des associations de défense de la cause animale auprès des services de la Mairie de Paris ont porté leurs fruits. A l’occasion de la semaine du développement durable, la Mairie de Paris a annoncé que les Mairies d’arrondissement distribueront dorénavant gratuitement des nichoirs et des mangeoires en bois FSC/PEFC réalisés en France par des CAT (Centres d’Aide par le Travail) aux parisien(ne)s qui s’engageront à les installer sur leur bord de fenêtre ou leur balcon.
Ceux ci sont majoritairement conçus pour de petits oiseaux (moineaux, mésanges, verdiers,…), mais certains modèles correspondent aux chouettes, dont le rôle de salubrité publique est extrêmement important (elles s’attaquent aux rongeurs tels que les rats…) ; toutes espèces d’oiseaux dont le nombre avait diminué. Des bénévoles recenseurs des associations viendront ensuite chez les particuliers de nuit comme de jour observer les résultats concrets (nombre d’oiseaux nichant, …)
Nul doute que ce programme remportera un succès certain et devrait être copié par de grandes métropoles régionales et autres capitales européennes, comme l’a été le Vélib’.

Le Compost à Paris : une réalité pour demain ?

March 13th, 2009

Une initiative à signaler :
Lilolila, une association qui anime un jardin partagé dans le XIXe arrondissement de Paris, organise une conférence-débat dont le titre est parfaitement explicite : « Comment faire du compost à la maison.
L’association envisage de proposer aux habitants du quartier, ainsi qu’aux Amapiens qu’elle accueille sur son jardin quand le centre d’animation de la Place des fêtes est fermé pour vacances scolaires, de collecter leurs déchets bio pour les composter.
Pour comprendre comment cela pourrait fonctionner, Odile, membre à la fois de l’Amap « La Cagette  de Belleville » et de Lilolila, a donc invité la créatrice du concept de « maître composteur » au Québec, repris en Belgique et dans le nord de la France … et on l’espère bientôt à Paris
Le mardi 17 mars à 18h30 à la mairie du XIXe arrondissement (salle des mariages) vous pourrez poser toutes les questions que vous vous posez sur les différents aspects du compostage: les notions de base, les matériaux à composter et à éviter, comment prévenir les odeurs, les différents modèles de composteurs, comment utiliser le compost, le rôle du maître composteur dans le compostage collectif etc.
Le compost généralisé à Paris, c’est peut-être pour demain ? Aux parisien(ne)s de se saisir de ce sujet et de tarir autant que faire se peut l’activité des centres d’incinération !

Le bon sens paysan perdu

February 24th, 2009

Ce dimanche, je repensais à ce que disent les Bourguignon sur l’importance des sols, en parcourant notre verger et en contemplant les feuilles mortes tombées au sol et en regardant les grandes étendues sans arbres tout autour de chez nous.

Bien sûr que la Normandie était auparavant composée de plein de petits terrains herbeux, parsemés d’arbres fruitiers et bordés de haies avec des arbres. Sur ces terrains paisaient des vaches et des moutons. Les haies retenaient l’eau et la couche d’humus qui ne ruisselait pas en cas de pluie. Les haies et les arbres fruitiers fournissaient des feuilles mortes favorables à la reconstitution de l’humus ; les animaux tondaient l’herbe, sans recours à du pétrole, mangeaient les fruits véreux tombés à terre, empêchant par la même que plusieurs générations de vermines se succèdent sur une saison et enrichissaient naturellement le terrain. Ils produisaient de la viande et du lait de qualité. Les arbres constituaient aussi des “coupe vent” naturels. Et les haies abritaient des insectes et oiseaux, auxiliaires de la - bonne - production agricole.

Au lieu de quoi, maintenant de “grandes campagnes” - comme ils disent - à perte de vue, où le vent souffle sans retenue, asséchant sur son passage, les terres parfois jaunes en ce moment lorsque les paysans trouvent qu’il est urgent d’enrichir davantage le fabricant de glyphosate (Monsanto) et de polluer aussi bien les nappes phréatiques que la terre, terre qui est pourtant le support de leurs futures plantations, qui nourriront l’homme ou le bétail.

Heureusement que certains relèvent la tête, prennent l’initiative de replanter des haies, des arbres fruitiers, … Sinon cela serait vraiment trop désespérant !

A ce sujet la foire aux arbres de Lisieux, la plus grande et ancienne de France c’est le week end prochain les 28 février et 1er mars !

Succès exceptionnel pour la projection de “Sans terres et sans reproches”

February 15th, 2009

Nous avions lancé des invitations auprès de nos clients et de quelques amis de l’économie sociale et solidaire pour la projection de “Sans terres et sans reproches” documentaire réalisé par mon amie Stéphanie Muzard. Plus de 150 personnes ont assisté à la projection et au débat qui a suivi. Débat auquel ont notamment pris part Stéphanie mais aussi Christian Vélot lanceur d’alerte anti OGM et parrain du film, Claude Gruffat le PDG de Biocoop, Valérie Rosenfeld de Terre de Liens et Vincent Lagalaye de la Nef ; sans compter notre ami Gerard Liebskind qui est intervenu pour faire le point des procès contre les faucheurs volontaires et solliciter d’urgence un soutien financier avant les saisies. Catherine Gruffat a présenté la situation juridique dramatique de la Ferme de Sainte Marthe, organisme de recherche et de formation en agriculture biologique  ; Catherine fait partie du comité de soutien qui recueille des dons pour acheter ce qui risque d’être saisi. La présentation des difficultés à l’installation a été complétée par les orateurs, qui ont ensuite expliqué la démarche constructive de Terre de Liens d’achat de terres grâce à des financements solidaires du grand public. La soirée devait finir à 23h ; elle a fini bien après autour d’un pot amical. Stéphanie a dédicacé des DVD, qui sont dorénavant en vente à la Biocoop le Retour à la Terre, Christian Vélot a dédicacé son livre et nous a promis qu’il ferait une conférence sur les OGM pour les clients du Retour à la Terre dans les prochains mois.

En mars, dans le cadre de la semaine sans pesticides, les participants se sont donnés rendez vous pour la projection de “Bio attitude sans Béatitude” d’Olivier Sarrazin, documentaire sponsorisé par le MDRGF.

Urgence pour sauver la ferme de Sainte Marthe

January 31st, 2009

La Ferme de Sainte Marthe et Philippe Desbrosses sont gravement menacés ; en effet la Ferme de Sainte Marthe a été la ferme pilote pour un programme de recherche européen obtenu par une coopérative agricole.

Cette derniere a connu de graves difficultés financieres et organisationnelles ces dernieres années et a notamment mal piloté ce projet de recherche.  Pour finir elle a préféré rembourser les subventions qu’elle avait obtenues à ce titre ; ce ne serait pas si grave si du fait de ses difficultés financieres, elle n’avait pas imposé à la Ferme de Sainte Marthe de se porter caution solidaire pour participer à ce programme et que c’est maintenant à la Ferme de Sainte Marthe qu’elle demande de rembourser les subventions touchées puis restituées.

La Ferme de Sainte Marthe s’est pourvue en cassation pour imposition abusive de caution solidaire auprès du TGI de Blois et le jugement est prévu le 18 juin prochain.

Ce qui est gravissime c’est que sans attendre ce jugement, les huissiers réclament maintenant le paiement de près de 270.000 euros, ce qui conduirait à la vente de la ferme de Sainte Marthe et à la destruction de son action en formation en agriculture biologique, en conservation des semences anciennes,…

Une manifestation est d’ores et déjà prévue sur place à Millancay le lundi 2 février.

Une pétition va être ouverte dans les prochaines heures pour exprimer votre soutien et tenter de bloquer cette vente après saisie.

Salle comble pour le lancement du livre de Christian Vélot

January 25th, 2009

Jeudi jour de la conférence de presse de lancement de son livre par Christian Vélot.
Une pluie battante qui laissait présager une salle clairsemée ? La salle des mariages était noire de monde, certains sont restés debout dans la salle ou dans le couloir tant les journalistes et soutiens du monde associatif et militant étaient nombreux.
J’y retrouve notamment mes amis Gérard Liebskind faucheur volontaire et Gabriele Oteri du MDRGF, pilote de la semaine sans pesticides qui aura lieu en mars prochain.
Christian Vélot nous raconte comment il a commencé à devenir « lanceur d’alerte » lorsqu’au cours d’un débat sur les OGM l’orateur a fait preuve d’une manipulation manifeste en prétextant du besoin de produire des médicaments pour traiter le diabète pour justifier la culture d’OGM en plein champ, alors que ces médicaments sont produits depuis plusieurs dizaines d’années en laboratoire…
Il raconte la place croissante des conférences dans sa vie privée, ses surprises heureuses de voir l’intérêt du grand public pour ses messages,
Il raconte aussi les pressions pour sa mise au placard et à quel point il a été touché par le soutien sans faille de ses proches comme Testard et le soutien de milliers d’anonymes qui ont signé la pétition pour le défendre qui a permis sur le fil d’empêcher sa condamnation sans procès, du seul fait de sa liberté d’expression.
Il parle de ses confreres pro OGM sans haine mais en contextualisant leur position
Son témoignage est passionnant et … passionné !
Il relate ses rencontres avec d’autres lanceurs d’alerte en France et en Europe dont certains ont été mis au placard sans que quiconque vienne le dénoncer ; il fait aussi part de ses échanges avec des confrères qui, bien que partageant ses idées, n’osent pas les exprimer de peur des risques personnels qu’une prise de position publique pourrait leur faire prendre, car ils ont une famille à nourrir ou ont trop peur d’être privés de la recherche qui est leur passion.
Il nous parle brièvement de ses projets : car il ne se laisse pas abattre ! L’avenir nous dira lesquels auront finalement été mis en œuvre. D’ici là à nous de lire –et de faire lire – « OGM tout s’explique » aux Editions Goutte de Sable
Resumé de l’éditeur :
Organismes Géniaux et Merveilleux, Organismes Génétiquement Monstrueux ou Outils Génétiques de Marketing ?
Les OGM ont multiples facettes car multiples domaines d’utilisation et d’application. OGM et recherche fondamentale, OGM et médecine, OGM et industries, OGM dans l’agro-alimentaire, autant de catégories que l’auteur s’évertue ici à différencier afin d’éviter certains amalgames fallacieux si chers aux VRP de la transgenèse généralisée. C’est avec des expressions imagées, des métaphores audacieuses et croustillantes, le tout arrosé de quelques notes d’humour, que Christian Vélot explique, avec pédagogie et simplicité, dans un langage accessible à tous, les aspects scientifiques et sociétaux des OGM en s’appuyant sur des exemples concrets.
Depuis la définition des OGM jusqu’aux questions qu’ils soulèvent — tant sur les plans sanitaire, environnemental, éthique que du point de vue sociétal —, en passant par leurs modes d’obtention, la carence d’évaluation dont ils font l’objet, et des réponses aux arguments les plus répandus chez les inconditionnels des OGM tous azimuts, cet ouvrage apporte les outils qui permettent aux citoyens de se réapproprier un débat que l’on a tenté de leur confisquer. De la science en toute conscience …

240 pages, couleur, ISBN 978-2-917904-01-5