Assemblée Générale du réseau des AMAP d’Ile de France
Aujourd’hui c’était l’Assemblée Générale du réseau des AMAP d’Ile de France. Il y avait tellement de monde qu’il a fallu rajouter des tables ! J’y étais en tant que représentante de l’AMAP du Plessis Robinson
J’ai retrouvé des connaissances de l’AMAP des Ondes, de l’AMAP des Volontaires,… et rencontré des représentants de nombreuses autres AMAP : l’AMAP du Petit Pantin,… l’AMAP des Ondes a essaimé ils étaient trop nombreux ! maintenant il y aussi l’AMAP Ronde ; l’AMAP des Lapins a donné naissance à l’AMAP des Volontaires et aussi … à l’AMAP des Lapereaux
Les premiers débats portent sur le proposition de limiter le réseau aux seuls agriculteurs bio c’est à dire certifiés AB ; évidemment ceux qui font partie du GAB, ont des coûts renchéris et paient la certification poussent à cette position ; plusieurs autres personnes font remarquer qu’il ne serait pas possible de répondre à la demande “consommateurs” avec uniquement des maraîchers certifiés par insuffisance d’offre, que l’esprit c’est de pousser à la bio et que de nombreux maraîchers encouragés par leurs consommateurs deviennent/augmentent leur surface bio,… Par ailleurs il y a aussi la question de qu’est ce qu’être bio : respecter le cahier des charges ou être certifié par un organisme agréé ?
François Lérique le président insiste sur les points qui lui semble important : la proximité qui permet aux consommateurs de se rendre à l’exploitation, la transparence sur les prix, le lien social, la confiance entre le producteur et les consommateurs… Si le label est susceptible de garantir le produit, il ne peut garantir le fonctionnement en AMAP.
Pour finir il est rappelé que pour chaque AMAP il est précisé si l’agriculteur est certifié AB. Je rappelle qu’il ne faut pas oublier la mention Nature et Progrès
Des groupes de travail sont mis en place ; je fais partie d’un groupe qui réfléchit au recrutement d’une personne pour accompagner la mise en place d’une couveuse d’activité agricole à Courbon en seine Saint Denis (93) ; l’objectif c’est d’accompagner des professionnels fraichement émoulus de l’école de maraichage bio à exercer dans un premier temps leur activité de façon aidée (terres et matériels mis à disposition gratuitement ou à moindre coût) jusqu’à ce qu’ils aient les compétences pour s’installer en indépendant. Cette idée est vraiment super, non ?
Le groupe auquel j’appartiens réfléchit aussi à qui pourrait les conseiller pour qu’ils fassent bien du premier coup : le GAB, la Chambre d’agriculture ; pourquoi pas les Jardins de Cocagne qui ont un savoir faire reconnu en matière d’organisation de maraichage ?
C’était amusant de voir la diversité de la composition de notre cercle : des maraichers, des AMAPiens de longue date, plusieurs personnes qui ont envie de faire un changement de vie en s’engageant dans l’agriculture biologique,…
Nous avons des niveaux de connaissance différents et cela enrichit nos échanges ; une personne a suivi un stage avec Philippe Desbrosses Intelligence Verte, un autre avec Pierre Rabhi Terre et Humanisme.
Une persone est dans le commerce équitable : Minga et vend des écharpes en soie et des sacs en toile chez Artasia à Paris (Belleville).
Un des jeunes maraichers est intéressé quand je lui fais part de ce que m’avait raconté Julien : dans son village 8 exploitants vont partir à la retraite et faute de repreneurs, ce sont les fermes existantes qui vont reprendre leurs terres, un pas supplémentaire pour une exploitation industrielle du territoire. Je vais les mettre en relation ; peut être qu’une des exploitations pourrait être transmise au jeune maraîcher bio ?
Cette assistance nombreuse, le succès de leurs AMAP qui refusent du monde et le nombre de personnes rencontrées qui souhaitent faire une reconversion professionnelle dans la bio me semblent porteur d’espoir pour l’avenir !