Histoires de poule et d’oeuf
Histoires de poule et d’oeuf… dit elle : vous vous demandez sans doute si je vais poser la question de qui était en premier entre la poule ou l’oeuf ; mais non, j’ai plusieurs petites histoires … à vous raconter sur ce sujet.
Le savez vous ? Les oeufs produits de façon industrielle le sont par des poules qui sont confinées dans des placards dont elles ne sortent pas ; leur place vitale est environ celle d’une feuille A4 : 21×29,7
Vous pensez que les oeufs dont le jaune d’oeuf est bien jaune sont meilleurs ? Savez vous qu’il existe des additifs alimentaires pour que les poules aient des oeufs avec un jaune bien jaune ? Je vous rassure en bio, cela n’est pas autorisé !
Ces dernières années, des farines de poisson ont été données aux poules industrielles d’où un goût de poisson étonnant quand on mangeait des oeufs ; ou comment manger du poisson sans les arêtes mais avec une coquille ;-) A vous aussi cela vous rappelle l’histoire de la vache folle ; le problème c’est qu’on avait fait manger des farines animales à des ruminants ; et vous aussi vous croyez que ce n’est pas “naturel” que des poules mangent du poisson ? C’était peut être un aliment pour la volaille un peu moins cher mais quel risque sanitaire nous a t’on fait prendre pour un peu plus de profit ? Jusqu’où la folie des industriels de l’agro alimentaire va nous mener ?
Certaines grandes surfaces ont le culot de vendre des oeufs “bio” de poules élevées en cage ; avec selon mes sources, certes un peu plus de place que les poules industrielles non bio, mais pas beaucoup plus ; l’esprit de la bio c’est bien sûr la qualité de l’alimentation et des soins vétérinaires de l’animal mais aussi son bien être. Pour avoir un produit de qualité, il nous est donc nécessaire d’acheter des oeufs de poule élevées en plein air (une directive de la DGCCRF oblige à le marquer sur l’emballage).
Brigitte F; que j’ai rencontrée récemment me racontait l’histoire de sa fille et de ses amies de classe qui faisaient un gâteau ; les amies de sa fille n’arrivaient pas à casser les oeufs contrairement à sa fille ; devinez vous pourquoi ? parce que les amies de sa fille avaient l’habitude d’oeufs industriels et sa fille d’oeufs bio de poules élevées en liberté ; et les coquilles d’oeuf de ces dernieres sont tellement plus épaisses que celles des oeufs des poules industrielles à tel point que les gamines n’avaient pas la force suffisante. Et quand on sait que la coquille c’est ce qui protège l’oeuf de l’extérieur, on a une idée de quel oeuf est le mieux préservé.
D’ailleurs, si vous allez dans une ferme bio, vous constaterez par vous même que les coquilles d’oeuf sont non seulement plus épaisses mais que l’épaisseur n’est pas régulière : contrairement à ce qu’on aurait pu penser de prime abord, c’est plutôt un signe de qualité.
Suite des histoires de “la poule picoreuse” … dans un prochain épisode..