Agrochimie et cancer de la prostate aux Antilles

Cette triste nouvelle vous avait peut être échappé. Le Professeur Belpomme, cancérologue, bien connu dans le monde de la bio a fait une étude sur l’utilisation de l’agrochimie et la santé des habitants des Antilles ; il en ressort d’une part qu’il y a et y a eu une exposition énorme aux pesticides, et que certains d’entre eux ont continué à être utilisés là bas alors que leur dangerosité avait déjà conduit de leur interdiction ailleurs.

Ainsi le chlordécone a été interdit aux Etats Unis dès 1976, pour être autorisé en France à partir de 1981 (les industriels ont trouvé là le marché qui allait absorber leur production devenue invendable aux Etats Unis), interdit en France métropolitaine en 1990 et enfin interdit aux Antilles à partir de 1993 (1).

Par ailleurs, on observe dans cette région un taux plus important que dans le reste de la population française de cancer de la prostate. Y a t’il un lien avec les traitements intensifs des bananeraies ?

On constate aussi un niveau élevé de pollution des eaux, y compris de l’eau de mer.

S’il n’est pas prouvé, le principe de précaution devrait s’appliquer. Et des mesures pour permettre la restauration des zones polluées adoptée au plus vite.

(1) ce qui fait particulièrement froid dans le dos, c’est de constater que le producteur de cet intrant a volontairement continué la commercialisation en parfaite connaissance de se dangerosité.

One Response to “Agrochimie et cancer de la prostate aux Antilles”

  1. Nicosauvage Says:

    La culture industrielle de la banane provoque des dommages considérables sur l’environnement et la santé humaine (en particulier celle des travailleurs). J’ai vécu au Costa Rica qui est un des plus gros exportateurs de bananes au monde et j’ai pu observer l’impact des entreprises telles que Del Monte ou Chiquita. Les ouvriers ne portent aucune protection et se trouvent être pour un tiers d’entre eux stériles. Le taux de cancer est également largement supérieur a la moyenne nationale. Rien d’étonnant à tout cela quand on sait que les épandages chimiques par avion s’effectuent lorsque les ouvriers se trouvent encore dans les bananeraies.
    Concernant le droit du travail, je citerai entre autres les heures supplémentaires non payées et l’interdiction de se syndiquer (c’est en train de changer).
    Pour ce qui est des dégâts environnementaux, il y a bien sûr la pollution des nappes phréatiques, l’érosion des sols et la perte de biodiversité.
    Chiquita et compagnie sont montrées du doigt depuis une vingtaine d’années par de nombreuses organisations internationales. Quelques progrès ont été effectués mais le chemin est encore long.
    Le consommateur a une fois de plus toute sa place dans le débat ; Il peut en effet choisir d’acheter de la banane bio et équitable…

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