Agro ou nécro carburant : le mirage commence déjà à s’estomper
Tout d’abord je voudrais commencer ce billet par une petite analyse sémantique : avez vous remarqué que selon qu’on est pour ou anti on utilise des mots différents ? Certains parlent d’activiste et d’autres de terroriste, et certains parlent de bio carburants et d’autres - dont je fais partie - d’agro voire de nécro carburants !
“Nécro carburant” car il faut bien voir que consacrer des terres à la production d’un plein de 4×4 pour aller à Deauville cela prive de nourriture des êtres humains, que cela met en danger de mort.
Une multinationale qui ne peut être acccusée de tiers mondiste ie Nestlé a alerté l’opinion par la voix de son patron Peter Brabeck sur la pénurie d’eau dans le monde qui pourrait découler d’une production intensive d’agro carburants, la fabrication d’un litre de biocarburant nécessite 9100 litres d’eau et nous sommes actuellement en situation de puiser sur les réserves fossiles d’eau mondiales, les réserves renouvelables ne suffisant pas.
De nombreux signaux montrent qu’après que les scientifiques, les industriels de l’alimentaire et de l’énergie, les politiques, les journalistes ont cru avoir trouvé la solution de rêve qui permettrait que nous occidentaux ne modifions en aucune façon notre manière de vivre et de consommer, le mirage commence maintenant à s’estomper.
Preuve en est : Le Comité scientifique de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) vient d’une part de remettre en cause l’objectif de porter à 10% en 2020 la part des agrocarburants dans la consommation totale, le jugeant trop ‘ambitieux” et aussi et c’est à souligner de proposer de mener une étude sur les risques environnementaux et les avantages réels de ces carburants.
Preuve aussi qu’il n’y a pas que dans les champs pétrolifères des déserts qu’il y a parfois des mirages !