Le Retour à la Terre porte ses fruits !
A l’heure où de plus en plus de personnes sont dans la misère en France il est à noter qu’avec un petit bout de terrain et un peu d’effort on arrive au moins à nourrir sa famille ; à titre d’exemple, nous venons de ramasser en moins d’une heure plus de 50kg de prunes ; l’arbre a été planté il y a quelques années ; il avait été récupéré au pied d’un prunier de nos voisins et ne nous a donc rien coûté, n’a jamais reçu le moindre engrais. Nous avons aussi planté des potirons ; avez vous une idée du poids de potirons que produit un seul plan ? plusieurs dizaines !
Si le retour à la terre n’est pas LA solution à toute chose, cela peut l’être pour toutes celles et ceux qui ne sont pas consultants, publicistes, financiers, …. bref ceux qui ne gagnent pas suffisamment pour vivre sans se priver en ville ; a contrario ceux qui ont de petits salaires ou sont au chômage doivent TOUT acheter, alors qu’avec un petit lopin de terre, quelques poules,… ils pourraient survivre ou plutôt vivre décemment en campagne.
Le métier de paysan a été dénigré et aussi détruit au profit de celui d’ “exploitants agricoles”, qui exploitent la terre, ou plutôt la tuent en la rendant stérile à force d’engrais et de pesticides, en s’empoisonnant au passage ainsi que leurs familles (combien de cancers, de stérilités et d’handicaps dans les familles paysannes aujourd’hui). Ces “exploitants agricoles” sont en fait exploités par les fabricants de produits qui leur vantent monts et merveilles, par les banques et les conseillers de gestion qui leur expliquent que pour s’en sortir il faut penser grand et donc s’endetter de plus en plus. Et quand on est endetté on ne peut faire face à aucun alea de situation que ce soit un probleme de santé, de climat, de couple,…
Le retour à la terre, où l’on conjugue un métier local ou délocalisable (informatique, graphisme, traduction,…) et l’autoproduction de denrées essentielles me semble bien préférable à se tasser dans des cités dortoirs où la désespérance sociale engendre la violence.