La Mairie de Paris protège les oiseaux

avril 1st, 2009

Nous avions déjà alerté dans ce blog sur la chute inquiétante du nombre d’oiseaux à Paris, comme cela s’est observé dans de nombreuses grandes villes. Les actions de sensibilisation militante des associations de défense de la cause animale auprès des services de la Mairie de Paris ont porté leurs fruits. A l’occasion de la semaine du développement durable, la Mairie de Paris a annoncé que les Mairies d’arrondissement distribueront dorénavant gratuitement des nichoirs et des mangeoires en bois FSC/PEFC réalisés en France par des CAT (Centres d’Aide par le Travail) aux parisien(ne)s qui s’engageront à les installer sur leur bord de fenêtre ou leur balcon.
Ceux ci sont majoritairement conçus pour de petits oiseaux (moineaux, mésanges, verdiers,…), mais certains modèles correspondent aux chouettes, dont le rôle de salubrité publique est extrêmement important (elles s’attaquent aux rongeurs tels que les rats…) ; toutes espèces d’oiseaux dont le nombre avait diminué. Des bénévoles recenseurs des associations viendront ensuite chez les particuliers de nuit comme de jour observer les résultats concrets (nombre d’oiseaux nichant, …)
Nul doute que ce programme remportera un succès certain et devrait être copié par de grandes métropoles régionales et autres capitales européennes, comme l’a été le Vélib’.

Le Compost à Paris : une réalité pour demain ?

mars 13th, 2009

Une initiative à signaler :
Lilolila, une association qui anime un jardin partagé dans le XIXe arrondissement de Paris, organise une conférence-débat dont le titre est parfaitement explicite : « Comment faire du compost à la maison.
L’association envisage de proposer aux habitants du quartier, ainsi qu’aux Amapiens qu’elle accueille sur son jardin quand le centre d’animation de la Place des fêtes est fermé pour vacances scolaires, de collecter leurs déchets bio pour les composter.
Pour comprendre comment cela pourrait fonctionner, Odile, membre à la fois de l’Amap « La Cagette  de Belleville » et de Lilolila, a donc invité la créatrice du concept de « maître composteur » au Québec, repris en Belgique et dans le nord de la France … et on l’espère bientôt à Paris
Le mardi 17 mars à 18h30 à la mairie du XIXe arrondissement (salle des mariages) vous pourrez poser toutes les questions que vous vous posez sur les différents aspects du compostage: les notions de base, les matériaux à composter et à éviter, comment prévenir les odeurs, les différents modèles de composteurs, comment utiliser le compost, le rôle du maître composteur dans le compostage collectif etc.
Le compost généralisé à Paris, c’est peut-être pour demain ? Aux parisien(ne)s de se saisir de ce sujet et de tarir autant que faire se peut l’activité des centres d’incinération !

Le bon sens paysan perdu

février 24th, 2009

Ce dimanche, je repensais à ce que disent les Bourguignon sur l’importance des sols, en parcourant notre verger et en contemplant les feuilles mortes tombées au sol et en regardant les grandes étendues sans arbres tout autour de chez nous.

Bien sûr que la Normandie était auparavant composée de plein de petits terrains herbeux, parsemés d’arbres fruitiers et bordés de haies avec des arbres. Sur ces terrains paisaient des vaches et des moutons. Les haies retenaient l’eau et la couche d’humus qui ne ruisselait pas en cas de pluie. Les haies et les arbres fruitiers fournissaient des feuilles mortes favorables à la reconstitution de l’humus ; les animaux tondaient l’herbe, sans recours à du pétrole, mangeaient les fruits véreux tombés à terre, empêchant par la même que plusieurs générations de vermines se succèdent sur une saison et enrichissaient naturellement le terrain. Ils produisaient de la viande et du lait de qualité. Les arbres constituaient aussi des « coupe vent » naturels. Et les haies abritaient des insectes et oiseaux, auxiliaires de la – bonne – production agricole.

Au lieu de quoi, maintenant de « grandes campagnes » – comme ils disent – à perte de vue, où le vent souffle sans retenue, asséchant sur son passage, les terres parfois jaunes en ce moment lorsque les paysans trouvent qu’il est urgent d’enrichir davantage le fabricant de glyphosate (Monsanto) et de polluer aussi bien les nappes phréatiques que la terre, terre qui est pourtant le support de leurs futures plantations, qui nourriront l’homme ou le bétail.

Heureusement que certains relèvent la tête, prennent l’initiative de replanter des haies, des arbres fruitiers, … Sinon cela serait vraiment trop désespérant !

A ce sujet la foire aux arbres de Lisieux, la plus grande et ancienne de France c’est le week end prochain les 28 février et 1er mars !

Succès exceptionnel pour la projection de « Sans terres et sans reproches »

février 15th, 2009

Nous avions lancé des invitations auprès de nos clients et de quelques amis de l’économie sociale et solidaire pour la projection de « Sans terres et sans reproches » documentaire réalisé par mon amie Stéphanie Muzard. Plus de 150 personnes ont assisté à la projection et au débat qui a suivi. Débat auquel ont notamment pris part Stéphanie mais aussi Christian Vélot lanceur d’alerte anti OGM et parrain du film, Claude Gruffat le PDG de Biocoop, Valérie Rosenfeld de Terre de Liens et Vincent Lagalaye de la Nef ; sans compter notre ami Gerard Liebskind qui est intervenu pour faire le point des procès contre les faucheurs volontaires et solliciter d’urgence un soutien financier avant les saisies. Catherine Gruffat a présenté la situation juridique dramatique de la Ferme de Sainte Marthe, organisme de recherche et de formation en agriculture biologique  ; Catherine fait partie du comité de soutien qui recueille des dons pour acheter ce qui risque d’être saisi. La présentation des difficultés à l’installation a été complétée par les orateurs, qui ont ensuite expliqué la démarche constructive de Terre de Liens d’achat de terres grâce à des financements solidaires du grand public. La soirée devait finir à 23h ; elle a fini bien après autour d’un pot amical. Stéphanie a dédicacé des DVD, qui sont dorénavant en vente à la Biocoop le Retour à la Terre, Christian Vélot a dédicacé son livre et nous a promis qu’il ferait une conférence sur les OGM pour les clients du Retour à la Terre dans les prochains mois.

En mars, dans le cadre de la semaine sans pesticides, les participants se sont donnés rendez vous pour la projection de « Bio attitude sans Béatitude » d’Olivier Sarrazin, documentaire sponsorisé par le MDRGF.

Urgence pour sauver la ferme de Sainte Marthe

janvier 31st, 2009

La Ferme de Sainte Marthe et Philippe Desbrosses sont gravement menacés ; en effet la Ferme de Sainte Marthe a été la ferme pilote pour un programme de recherche européen obtenu par une coopérative agricole.

Cette derniere a connu de graves difficultés financieres et organisationnelles ces dernieres années et a notamment mal piloté ce projet de recherche.  Pour finir elle a préféré rembourser les subventions qu’elle avait obtenues à ce titre ; ce ne serait pas si grave si du fait de ses difficultés financieres, elle n’avait pas imposé à la Ferme de Sainte Marthe de se porter caution solidaire pour participer à ce programme et que c’est maintenant à la Ferme de Sainte Marthe qu’elle demande de rembourser les subventions touchées puis restituées.

La Ferme de Sainte Marthe s’est pourvue en cassation pour imposition abusive de caution solidaire auprès du TGI de Blois et le jugement est prévu le 18 juin prochain.

Ce qui est gravissime c’est que sans attendre ce jugement, les huissiers réclament maintenant le paiement de près de 270.000 euros, ce qui conduirait à la vente de la ferme de Sainte Marthe et à la destruction de son action en formation en agriculture biologique, en conservation des semences anciennes,…

Une manifestation est d’ores et déjà prévue sur place à Millancay le lundi 2 février.

Une pétition va être ouverte dans les prochaines heures pour exprimer votre soutien et tenter de bloquer cette vente après saisie.

Salle comble pour le lancement du livre de Christian Vélot

janvier 25th, 2009

Jeudi jour de la conférence de presse de lancement de son livre par Christian Vélot.
Une pluie battante qui laissait présager une salle clairsemée ? La salle des mariages était noire de monde, certains sont restés debout dans la salle ou dans le couloir tant les journalistes et soutiens du monde associatif et militant étaient nombreux.
J’y retrouve notamment mes amis Gérard Liebskind faucheur volontaire et Gabriele Oteri du MDRGF, pilote de la semaine sans pesticides qui aura lieu en mars prochain.
Christian Vélot nous raconte comment il a commencé à devenir « lanceur d’alerte » lorsqu’au cours d’un débat sur les OGM l’orateur a fait preuve d’une manipulation manifeste en prétextant du besoin de produire des médicaments pour traiter le diabète pour justifier la culture d’OGM en plein champ, alors que ces médicaments sont produits depuis plusieurs dizaines d’années en laboratoire…
Il raconte la place croissante des conférences dans sa vie privée, ses surprises heureuses de voir l’intérêt du grand public pour ses messages,
Il raconte aussi les pressions pour sa mise au placard et à quel point il a été touché par le soutien sans faille de ses proches comme Testard et le soutien de milliers d’anonymes qui ont signé la pétition pour le défendre qui a permis sur le fil d’empêcher sa condamnation sans procès, du seul fait de sa liberté d’expression.
Il parle de ses confreres pro OGM sans haine mais en contextualisant leur position
Son témoignage est passionnant et … passionné !
Il relate ses rencontres avec d’autres lanceurs d’alerte en France et en Europe dont certains ont été mis au placard sans que quiconque vienne le dénoncer ; il fait aussi part de ses échanges avec des confrères qui, bien que partageant ses idées, n’osent pas les exprimer de peur des risques personnels qu’une prise de position publique pourrait leur faire prendre, car ils ont une famille à nourrir ou ont trop peur d’être privés de la recherche qui est leur passion.
Il nous parle brièvement de ses projets : car il ne se laisse pas abattre ! L’avenir nous dira lesquels auront finalement été mis en œuvre. D’ici là à nous de lire –et de faire lire – « OGM tout s’explique » aux Editions Goutte de Sable
Resumé de l’éditeur :
Organismes Géniaux et Merveilleux, Organismes Génétiquement Monstrueux ou Outils Génétiques de Marketing ?
Les OGM ont multiples facettes car multiples domaines d’utilisation et d’application. OGM et recherche fondamentale, OGM et médecine, OGM et industries, OGM dans l’agro-alimentaire, autant de catégories que l’auteur s’évertue ici à différencier afin d’éviter certains amalgames fallacieux si chers aux VRP de la transgenèse généralisée. C’est avec des expressions imagées, des métaphores audacieuses et croustillantes, le tout arrosé de quelques notes d’humour, que Christian Vélot explique, avec pédagogie et simplicité, dans un langage accessible à tous, les aspects scientifiques et sociétaux des OGM en s’appuyant sur des exemples concrets.
Depuis la définition des OGM jusqu’aux questions qu’ils soulèvent — tant sur les plans sanitaire, environnemental, éthique que du point de vue sociétal —, en passant par leurs modes d’obtention, la carence d’évaluation dont ils font l’objet, et des réponses aux arguments les plus répandus chez les inconditionnels des OGM tous azimuts, cet ouvrage apporte les outils qui permettent aux citoyens de se réapproprier un débat que l’on a tenté de leur confisquer. De la science en toute conscience …

240 pages, couleur, ISBN 978-2-917904-01-5

Petite annonce d’un producteur Nature & Progrès

janvier 17th, 2009

Ariège, paysan fromager de 57 ans, recherche vacher/vachère

ferme moyenne montagne, en agriculture biologique et mention Nature et Progrès, 18 vaches laitières, tout à l’herbe, transformation fromagère.  Logement sur place disponible, possible pour couple, à partir du 10 mars 2009. CDD, Association éventuelle possible, voire reprise souhaitée à terme.

Calvet François  Ferme de la Hitte 09160 Lacave 05 61 96 64 32

calvet.lahitte@libertysurf.fr

une pub taguée dans le métro

janvier 17th, 2009

Le plus grand producteur de « fast food » au monde fait une campagne de pub massive dans le métro ; on y voit un nouvel hamburger : du pain qui entoure un steack hâché, entouré de 2 tranches jaunes (du fromage ?), de salade et de légumes de saison rouges (de saison ;-) je veux parler de tomates) , avec un nom « ronflant » « le Big Tasty » R. ; (pour celles et ceux qui ne comprennent pas l’anglais cela veut dire « grand savoureux »/ »grand gouteux »)

Le message publicitaire est supposé faire saliver le passager du métro.

En tout cas cette pub m’a fait sourire… car quelqu’un (je vous assure que ce n’était pas moi) a ajouté

  • une fleche explicative vers la viande : « cadavre d’animal ayant consommé des OGM »
  • une vers la tranche de « fromage » : « fromage de lait de vache ayant consommé des OGM »

Dommage que ce ne soit pas une information obligatoire sur toutes les pubs car si tout le monde pense qu’en France il est interdit de commercialiser des OGM pour l’alimentation humaine, peu de gens savent que les animaux ou les produits animaux qu’ils consomment (viande, volaille, charcuterie, lait, fromage, yaourts, beurre,…) sont issus de bêtes nourries aux OGM (tourteaux de soja,…).

Et cette absence d’information est en soi une manipulation médiatique. Mais c’est normal, nos cerveaux sont préparés par TF1 & Co  pour être ouverts aux pubs et par les pubs pour être génétiquement modifiés…

CQFD.

Comment la pravda à la française décourage les Français de consommer bio

janvier 14th, 2009

Les deux tiers des acheteurs de produits bio se disent peu satisfaits de leurs acquisitions.


Encore un paradoxe français ! Quatre ménages sur cinq assurent s’attacher, …, à préserver les ressources de la planète, selon une étude du cabinet TNS Worldpanel. Pourtant, ils ne consacrent en moyenne que 46 euros par an à l’achat de produits bio, verts et équitables…

«Les prix de ces produits sont très élevés…» Surtout, les deux tiers des acheteurs de gammes bio, vertes ou équitables se disent en fait peu convaincus par ce type de produits et n’en achètent que très rarement. L’essentiel du chiffre d’affaires est donc réalisé par des «biocitoyens» qui en ont fait leur mode de vie. … »

Extrait du Figaro.

Des amis m’ont transmis cet article ; quel beau titre pour décourager celles et ceux qui auraient envie de goûter à des produits bio ? Je suis vraiment choquée.
De mon côté tous les jours je rencontre des consommateurs venus dans ma boutique alors qu’ils ne consommaient pas de produits bio auparavant (ce ne sont pas les « biocitoyens » cités dans l’article) et qui témoignent à leur seconde visite de la différence de qualité des produits. La question c’est qui a été interrogé ; celui qui a exclusivement testé les produits bio de la grande distribution (les tomates insipides produites sous serre chauffée aux Pays Bas, les légumes qui ont été cueillis avant d’être mûrs car ils devaient beaucoup voyager pour rejoindre le consommateur européen (1),…) ou celui/celle qui consomme les produits locaux et de saison proposés par son magasin bio de proximité ? Ou comment orienter les résultats d’une enquête…

PS : à toutes fins utiles, je précise que j’ai été par le passé responsable des études marketing et sais à quel point si on n’est pas parfaitement rigoureux, on peut – involontairement ou volontairement – biaiser les résultats selon l’échantillon interrogé, la formulation de la question,…

(1) car pour certains le bio c’est un business comme un autre et donc la délocalisation, avec à la clé le dumping social, les transports, la perte de la biodiversité, l’abandon forcé des cultures vivrières locales pour une production de masse pour la seule exportation, …. en totale contradiction avec le concept même de développement durable, ce n’est pas un problème puisque cela permet plus de profit. Et tant pis si ces tomates pourtant certifiées « bio » n’ont aucun goût : elles sont rouges et leur forme est parfaitement régulière.

Pensez aux oiseaux en hiver

janvier 7th, 2009

Il vous arrive sans doute parfois d’avoir un pot de crème fraiche, du beurre, ..; périmé, des pommes qui se sont mal gardées, des croûtes de fromage, du pain dur,…

Au lieu du réflexe conditionné de mettre directement à la poubelle, ayez un geste doublement écologique : donnez à manger aux oiseaux affamés qui ont besoin de graisse et de nourriture pour affronter les frimas de l’hiver. Vous aurez évité le coût financier et écologique du transport de cette nouriture vers la déchetterie puis de son incinération. Et – cerise sur le gâteau – vous aurez la joie de voir les oiseaux se régaler !